Partager l'article ! Nouveau record 3h56: Le deuxième marathon de ma « carrière » en cours ...
Le deuxième marathon de ma « carrière » en course à pied restera un modèle d’organisation et de gestion sans pour autant être arrivé à mon objectif d’étalonner mon temps entre 3h30 et 3h45.
Retour sur une préparation et un week end festif mais sobre en Alsace.
Pour la préparation effectuée sur 8 semaines, la fin fût un peu plus assidue que l’an passé. Les dernières séances se sont soldées par de bonnes sensations malgré la fatigue installée. Vous pouvez consulter mon planning de séances mis à jour sur la partie droite du blog. Les séances longues se sont relativement bien passées et la course de la Madine (1h36 pour 20kms) maintient l’objectif fixé.
J’arrive donc à ce weekend avec un matériel remis à neuf (nouvelle chaussures Mizuno Fortis et cuissard Q for Quad).
L’organisation du week end a été rodé les week end précédent. Thierry arrive donc en fin de matinée avec Thomas, Popette étant restée au week end foot avec Clément et Clara sera sur Strasbourg pour un samedi Basketball.
Gene passera ces 2 jours avec Lucie et Thomas pendant que nous bouclons nos derniers sacs pour le départ.
Après un apéro, eau + carotte pendant que Gene trinque seul avec une bonne bière, nous nous attaquons aux pates puis nous voilà donc partis vers mes anciennes terres d’accueil durant 10 années. Un petit assoupissement durant le trajet me fera le plus grand bien.
Nous arrivons donc à Molsheim et nous dirigeons vers l’effervescence des courses pour enfant organisés le samedi sur toutes l’après-midi.
L’ambiance est à la fête malgré de gros nuages menaçants. Rien ne tombera avant 18h. Lors de cette après-midi sportives, nous retrouvons Bruno et sa petite, enfin grande maintenant, famille. Ces 2 grandes, Océane et Anaïs sont alignées chez les microbes et poussines. Lucas, lui, se pavane dans sa poussette et admire ces sœurs rafler leur médaille. Quel plaisir de revoir, Jean (qui s’aligne sur le semi) et Frantz qui a fait le détour spécialement pour que l’on échange. Un repas est à organiser à la prochaine virée alsacienne ! Et d’autres collègue (Christian, Michael, Sandrine..).
Le dossard récupéré et le repérage pour la Pasta party effectué, nous voilà partis pour prendre nos quartiers à l’hôtel du FORUM à Dorlisheim. La réservation a été faite 3 mois auparavant pour faute de dispo sur les autres hôtels du secteur (Bugatti plein et Diana trop excessif).
L’hôtel, ou plutôt le gîte s’annonce familiale avec un accueil chaleureux de la patronne qui nous donne le code de la porte et son n° de tel si besoin.
La chambre, minimaliste, est pourvue de 2 lits simples, d’un lavabo et 2 chaises. Pour les toilettes, c’est sur le palier, et la douche se fera au rez de chaussez. Simple mais suffisant pour 2 zigotos qui ne vont pas se laver à 6h du mat et que cela ne dérange pas d’aller chier sur le palier ! (cela évitera les odeurs dans la chambre !!).
Nous déballons donc nos affaires pour aller faire notre petite séance de réveil musculaire. Il est 18h, et si vous avez bien suivi le début de ce CR, vous comprenez que nous avons attendu un bon ¼ heure. Une déferlante de grêlon associé à une pluie compacte tombe sur l’alsace et heureusement que nous sommes encore à l’hôtel !! Nous décidons tout de même de décrasser la machine et ce qui devait arriver, arriva. Saucée sur la tête nous reçûmes.
Retour humide vers notre gîte étoilé et départ pour la pasta party. (Notre 1ère).
Nous arrivons dans une salle bondée et festive, avec orchestre. Nous prenons timidement notre plateau et quelques photos pendant que d’autres coureurs (venant promouvoir le marathon du beaujolais) arrosent les 50 piges de l’un d’entre eux.
Après une bonne Carola et un bon plat de pate fini par un éclair vanille, nous rebroussons chemin une petite heure après notre arrivée pour profiter au maximum d’une bonne nuit avant le départ.
5h, l’heure du réveil !! Par le mec de la chambre d’à côté qui rentre de boite ce c..
Après 2 coups de poing sur le mur par Thierry, l’affaire est bouclée mais la dernière heure de repos se conclue par de micro sommeil en pensant au problème de réveil etc. etc.
6h, Jour de course, le réveil et petit dèj n’en sont pas à leur 1er coup. Eau plate, fruits secs et gâteau sport nous attendent. Habillage et mise en place de la tenue. D’abord la chaussette gauche, puis la droite, une gorgée de Volvic et nous voilà prêt à en découdre.
6h45 ; bagage pliés, accessoires démarré et puce accrochée, nous partons vers l’arrivée en voiture. Nous revenons du centre de Molsheim en petite foulée pour rejoindre le départ. Il est 7h15, le départ est annoncé dans un petit 1/4h. Juste le temps de posé la consigne et d’admirer les différents déguisements relatifs à ce marathon qui se veut festif et nous voilà sur la ligne de départ, doigt rivé sur le cardio et c’est partiiiiiiiii. Le deuxième marathon démarre.
Les bras au chaud, les cuisses et les mollets compressés, nous voilà partis sur les routes d’Alsace avec Thierry et tous les autres participants.
Nous passons devant notre coucherie puis installons la cadence de course dès les 1ers kilomètres.
Thierry est un peu au-dessus (pour changer !) et nous passons les premières virées dans Dorlisheim puis Mutzig. Le parcours est connu pour ma part, les sensations sont bonnes ! Quel plaisir de se retrouver sur ces chemins, à l’arrière de la piscine puis de retour dans Molsheim.
Thierry a déjà pris quelques dizaine de mètre d’avance et je me cale sur une vitesse à maxi 12.5km/h.
Le passage dans Molsheim fait remonter pleins de souvenirs, je croise des visages connus d’inconnus !
Passage par la piste cyclable où les premiers tours de pédales ont été faits avec Clara.
Puis petit pont de bois et passage devant la piscine découverte. Thierry prends de plus en plus le large et moi, je garde le rythme.
Au détour d’un virage à 90°, je lui fais une petite révérence pour lui souhaiter bon vent. Je sais à ce moment-là que si je reviens sur lui, il sera arrêté à un arrêt gastro vinique car oui, tout le long du parcours, 14 points gastro pour enchanter les papilles. Du Pinot au riesling, en passant par le Gewutrz et le crément accompagnés de kougelhof ou Mauricette et même des escargots ou de la choucroute pour les plus gourmands.
Bon, ce retour à Molsheim sonne les 10 premiers kilomètres courus en un peu plus de 47min. un peu au-dessus de l’objectif (50min) mais je sais que la montée au Scharrar me ramènera très facilement au chrono visé. Passage le long de Molsheim pour arriver à Dachstein, piste cyclable ayant connu mes premières basket ! A l’époque, ma 1ère course de 11 kil effectuée le temps de midi durant la pose s’était soldé par 11kms en 1h14 si je me rappelle bien (2008). Revenons à la course.
Nous voilà maintenant bravant le vent de face en direction de Wolxheim pour la seule difficulté du 1er semi. Mes souvenirs sont intacts sur cette partie de course et je sais que ce n’est qu’un passage à tenir donc je baisse les yeux et réduit la foulée. Ma vitesse de course descend à 10km/h mais je préfère ne pas me mettre trop dans le rouge à ce moment.
Allez, un ravito à Dachstein puis la sortie en montée direction Scharrabergheim et me voilà arrivé au semi-marathon. Enormément de monde à ce point de la course car il s’agit du départ du semi dans à peu près 15minutes. Je croise Cathy (l’ancien entraineur de Clara) et passe au pointage à 1h45.
Exactement le temps pour finir le marathon en 3h30.
Sauf que pour cela, il va falloir tenir la deuxième partie au
même rythme et dès le 25ème kilomètre, je devine que la fin de course va être très difficile.
La seconde partie est la succession de petite montée, de relances, de passages escarpés dans les villages du parcours (Kirchheim, Marlenheim puis Wangen) et à l’inverse, de longues lignes droites avec du vent et des pieds qui chauffent de plus en plus.
Dur dur de maintenir l’allure (chute à 6 voir 7’ du kil) avec cette perte de confiance, ce manque d’énergie et une descente du moral au plus bas !!!!
Ma vitesse de course chute indéniablement et les revues d’objectifs se font à chaque ravitaillement. Allez jusqu’au prochain ! Je continue donc la course aux sensations et dieu sait qu’elles ne sont pas très bonnes pour le moment. J’en arrive donc à enchaîner période de marche et de course pour reprendre un peu le dessus mais musculairement, je me sens vidé. JE puise donc dans mes souvenirs de course, dans mes entraînements et dans tous les encouragements reçus avant le départ.
De difficultés en regain d’énergie (34/35ème bouclés en 5h45 chacun) me voilà dans les rues de Soultz les bains où j’y ai vécu durant 2 ans). Le parcours passe jusque sur la piste cyclable à l’arrière de la résidence puis tourne vers les thermes de Soultz.
Ensuite nous revenons vers Avolsheim et son église. Nous sommes au 39ème, le chrono m’annonce 3h38. L’instant crampe !
Comparé à mon 1er marathon (les crampes avaient surgis au 25ème), celles-ci arrivent à la fin de course.
Obligé de m’arrêter, je fais le maximum pour repartir et réussir à boucler ma course sous les 4h. Durant toute cette seconde partie, je pense au gros devant qui doit également être dans le dur car cette seconde partie est tout de même balaise.
Voilà, dernière ligne droite pour arriver à Molsheim, le dernier kilomètre se fait dans la continuité en maitrisant les crampes installées.
Une dernière photo sur l’arrivée où je retrouve Bruno avec l’appareil photo et me voici franchir la ligne d’arrivée en 3h56. Le 2ème est bouclé !
Je retrouve Thierry au dernier ravitaillement. 3h41 pour lui et une impression identique sur la fin de course.
Nous décidons rapidement de partir se faire masser les jambes après avoir retrouvé bruno et les filles. Quel bonheur la fin de course, une bonne bière pour fêter cela et un bon massage.
Un plateau repas est offert à tous les marathoniens. Retour à la voiture pour habillage, encouragement des derniers participants arrivants après 6h de course festive avec des alco tests bien positifs pour beaucoup d’entre eux. ;-)
Une nouvelle page se tourne avec un nouvel objectif dans la ligne de mire : le semi-marathon de Nancy.
Il fallait tout de même faire attention sur le parcours !!